Nulle promesse de lumière
Langue purifiée, tendue entre la flamme et la poussière, Jephte Estiverne, poète du Renouveau, secoue ses sentiments sur le corps blessé, notamment sur les mots qui cherchent des issues hors du silence pour ensuite signer une poésie d’oisiveté consciente. Lisez sur HPost5.
de quel silence es-tu
quand l’aiguille tourne
sans donner ton à tes rêves
sans t’extirper de ta propre plaiede quel corps rêves-tu
quand il te faut perdre
le tien à jamais profané
arborant de vieilles blessuresque puis-je —
moi dénué de toute grâce
pour conjurer le malheur
inoculé à ta fleuret comment te faire don
du geste d’aimer
pour qu’il ne me soit
point prise de risqueà l’instar de ton feu
ma lumière traine au sol
CP : CLZ
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